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Syndrome des ovaires polykystiques : SOPK

Traitement et prise en charge des OPK : insulinorésistance, hyperinsulinémie et hyperandrogénie

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le traitement des OPK

Au fil des lectures des articles médicaux et scientifiques, on s'aperçoit rapidement que la prise en charge et les traitements du syndrome des ovaires polykystiques sont clairement définis.
La démarche clinique est précise, avec pour chaque problème décelé, la proposition d'un traitement.


Ce qui est plus difficile, c'est d'adapter le traitement à la problématique spécifique de chaque femme, puisque le syndrome s'exprime non seulement à des degrés divers, mais aussi avec des intensités différentes, le tout dans un cadre de vie et dans des attentes spécifiques pour chacune.


Autrement dit, c'est un véritable parcours personnalisé qui se met en place avec votre médecin, sur du long terme, avec des hauts, des bas, des essais, des réussites et parfois des échecs.


En bref, le médecin qui vous suit, va prendre en compte le degré d'expression de la maladie, les dérèglements que le syndrome entraine, et adapter le traitement en fonction de VOS symptômes et de VOS attentes.


Voilà, dans des lignes les plus précises possibles, les possibilités de traitements médicaux pour répondre à chaque symptôme du syndrome :

Dans et hors cadre d'un désir de grossesse :

• Insulinorésistance, hyperinsulinémie pouvant conduire à un diabète de type 2 :

Il y a un lien très fort entre le syndrome des ovaires polykystiques et le syndrome de résistance à l'insuline.

Qu'est-ce que l'insulinorésistance et l'hyperinsulinémie ?

En simplifiant à l'extrême :
L'insuline est une hormone sécrétée par le pancréas.
Pendant la digestion, une partie des aliments est transformée en sucre simple : le glucose, qui est alors absorbé dans le sang, puis métabolisé en "énergie" pour pénétrer dans les cellules du corps, en particulier les muscles.
C'est l'insuline qui permet cette assimilation.


L'insulinorésistance :

Alors que le pancréas secrète normalement l'insuline, les récepteurs de l'insuline sur les cellules semblent devenir insensibles à son signal et ne laissent plus entrer assez de glucose pour satisfaire leurs besoins énergétiques.

La concentration de glucose dans le sang augmente : cela se traduit par un indice de glycémie plus élevé que la normale.

En réaction et pour compenser ce phénomène, le pancréas se met à sécréter plus d'insuline pour assurer la stabilité du taux de sucre dans le sang (la glycémie), on se retrouve alors en situation d'hyperinsulinémie.


Et là, c'est un véritable effet cascade qui se met en place :

- le taux d'insuline élevé (l'hyperinsulinémie) peut entrainer les ovaires à sécréter davantage d'hormones androgènes, ce qui bouleverse les fonctions hormonales structurant le cycle féminin et qui finit par empêcher les follicules d'arriver à maturité (problématique des ovaires polykystiques);

- ce taux d'insuline élevé et ses conséquences sur la surproduction d'hormones androgènes entraine également les problèmes de pilosité, d'acné, de raréfaction des cheveux, de stockage des graisses et donc un risque de surpoids …

- enfin, c'est le taux d'insuline élevé qui amène certaines femmes à développer ce phénomène de brunissement de la peau (acanthosis negricans), et des acrochordons (bien que les acrochordons puissent apparaitre dans d'autres circonstances).


DONC : le premier geste thérapeutique est de diminuer l'hyperinsulinémie

- Adapter son alimentation 
Que ce soit pour des femmes minces, ou pour des femmes plus rondes, le problème est le même.
Votre médecin va fortement vous conseiller d'adopter des habitudes alimentaires qui vont permettre de réduire les apports en glucides raffinés pour les remplacer par des glucides complexes ce qui permettra de réduire les réactions vives à l'insuline.

En clair : préférez consommer des fruits, des légumes bien sûr, mais aussi des aliments à base de farines complètes.
Evitez au maximum les aliments à base de farines blanches.
Sans oublier un apport de protéines suffisant également.


- Bouger 
La sédentarité majore les risques de résistance à l'insuline, donc, la très bonne résolution que vous aviez dans un coin de votre tête, à savoir : faire du sport, est parfaite !
Une petite demi-heure par jour d'activité physique vous permet de favoriser l'abaissement du taux d'insuline dans votre sang.


- Le contrôle et la perte de poids 
Si vous êtes en surpoids, il faut aller au-delà.
Bouger et adapter son alimentation sont nécessaires, mais perdre du poids l'est aussi.

Votre médecin vous conseillera sûrement de perdre au moins 5% de votre poids dans un premier temps, en suivant les conseils d'adaptation de l'alimentation (moins de sucres, fruits, légumes, farines complètes), mais aussi en réduisant votre apport calorique quotidien.

Les différentes recherches menées autour du SOPK ont montré que perdre 5% de son poids favorisait naturellement une meilleure régulation hormonale.

Oui, mais, ce n'est pas forcément simple de sortir de cette spirale, n'hésitez-pas à vous faire accompagner dans cette démarche par votre médecin et/ou avec les conseils d'un diététicien-nutritionniste.


- Le coup pouce : La Metformine
Au-delà des mesures d'adaptation de l'alimentation et de la nécessité de perte du poids quand cela s'avère bénéfique, votre médecin peut vous prescrire dans certaines conditions, de la Metformine.

C'est une molécule qui ne change pas la sécrétion de l'insuline, elle agit justement sur "les récepteurs des cellules qui semblent moins sensibles au signal de l'insuline".
L'avantage, donc, de la metformine est qu'elle diminue l'insulinorésistance, sans faire courir le risque d'une hypoglycémie.
Par contre, à l'usage, et aux vues des témoignages, la metformine provoque malgré tout des troubles gastriques.

 

- Traitement des problèmes dermatologiques liés à l'hyperinsulinémie 
Les acrochordons et le brunissement de la peau (acanthosis nigricans) sont des phénomènes qui, dans le cadre d'un SOPK, sont directement liés à l'hyperinsulinémie.
Donc, c'est en traitant l'hyperinsulinémie que ces deux problèmes dermatologiques vont progressivement régresser, et j'insiste sur le caractère progressif … c'est long.


Il existe cependant des traitements à base de crèmes à appliquer pour atténuer le brunissement de la peau.
Pour les acrochordons, il s'agit surtout de les faire retirer …


N'hésitez surtout pas à prendre rendez-vous avec un dermatologue, n'hésitez-pas à lui faire part de votre problème, de la gêne "esthétique" que cela induit dans votre quotidien, sans oublier non plus de lui dire que vous savez que c'est en perdant du poids, ou en adaptant votre régime alimentaire, en tout cas, en traitant le problème à la racine, que les "choses" vont s'arranger, parce qu'en lisant vos témoignages, lorsque vous consultez, la question de la perte de poids revient toujours comme la principale thérapeutique.


SURTOUT : prenez soin de vous, ne vous infligez pas des séances de torture à essayer d'abraser ces plaques ou à essayer de retirer "sauvagement" les acrochordons.
Ce n'est pas de la "saleté", ce n'est pas dû à un manque d'hygiène, c'est vraiment l'expression de l'hyperinsulinémie.
Et pour finir, contrairement à ce qui peut se lire sur la toile ou ailleurs, il n'y a pas de solution miracle, "faites super attention" à ces produits dont la publicité est trop présente pour être réellement efficace.

• L'expression de l'androgénie et les propositions de traitement

L'excès de production d'hormones androgènes (d'hormones masculines) a des conséquences sur la peau, la pilosité et les cheveux.

Certaines femmes voient apparaître ce qu'il est coutume d'appeler "des marques de virilisation" de leur corps.
C'est inquiétant, c'est culpabilisant, c'est dur à vivre.
Dans un cadre déjà complexe de dérégulation de la fertilité, la virilisation du corps a un retentissement qui peut être dévastateur sur l'estime de soi et sur l'image du corps, venant renforcer l'épreuve de force au niveau du moral.

Mais là, il y a des choses à faire et même si la très concrète amélioration peut prendre des mois à se mettre en place, cela fonctionne, on ne subit plus, le combat se gagne.
 

- Acné et peau grasse :
L'acné va surtout se développer sur le visage et le haut du corps.
Elle prend place en particulier sur les joues, le cou, le thorax et le haut du dos.


- Pilosité excessive :
L'excès de poils quant à lui prend place également sur le visage, le cou, sur le thorax et le bas du dos.


- Chute des cheveux :
La chute de cheveux, ou l'alopécie androgénique touche plus particulièrement les zones du front, des tempes et le sommet de la tête, la raie naturelle devient plus large, le crâne devient plus visible, on a l'impression d'avoir moins de cheveux, nettement.


• La réponse thérapeutique :
En dehors d'un désir de grossesse, les meilleures réponses aux problèmes de virilisation sont la prise d'une pilule oestroprogestative et/ou une thérapie anti-androgénique.
C'est en fonction du degré d'expression de l'androgénie, en fonction de vos attentes et de vos besoins que votre médecin fera le choix de vous proposer un traitement.

•  Régulation du cycle en dehors d'un désir de grossesse

En dehors d'un désir de grossesse, cela peut être l'irrégularité du cycle, ou l'absence de règles sur plusieurs mois qui vous conduisent à aller voir votre gynécologue.


Après avoir écarté d'autres causes possibles à la perturbation de votre cycle menstruel, et donc avoir posé le diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques, votre médecin peut vous proposer en première intention la prise d'une pilule contraceptive.


En effet, l'effet combiné des oestrogènes et de la progestérone permet de rétablir la régularité du cycle.
Effet boule de neige, comme décrit dans le paragraphe précédent, ce contraceptif permet également d'atténuer l'acné et l'excès de pilosité.

Peuvent être associés à la pilule, un traitement anti-androgènes et/ou le traitement qui permet de traiter l'insulinorésistance (metformine).

• À la page suivante :
Traitement et prise en charge dans le cadre d'un désir de grossesse 

— Les Témoignages
- Caramel :  Le parcours de Caramel : beaucoup d'espoir pour les femmes souffrant d'OPK
Rachel : une première grossesse au bout du deuxième cycle grâce à l'induction de l'ovulation
Choupinette : Le parcours du combattant
Mamimie, un syndrome OPK mais 2 petites fées ...
- Le parcours de FloFlo

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