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Syndrome des ovaires polykystiques : SOPK

OPK et désir de grossesse - traitement : clomid, injections gonadotrophines, FIV, MIV et drilling

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le traitement des OPK dans le cadre d'un désir de grossesse

Nous arrivons au coeur des traitements possibles lorsque vous êtes en attente de grossesse.
À ce stade, le diagnostic est non seulement posé, mais vous suivez déjà probablement une partie des traitements possibles même hors d'un projet grossesse. (description à la page précédente)
Notamment le traitement de régularisation du cycle menstruel, ainsi que l'éventuel traitement de Metformine.


Plusieurs mois sont peut-être passés avec ce premier niveau de prise en charge, ce qui pour certaines femmes ayant des OPK aura suffi à rendre possible une grossesse.


Pour d'autres femmes, il faut aller plus loin, et rentrer dans un protocole plus lourd.
Quel est ce parcours ? C'est ce qui est exposé dans ce chapitre.

• L'induction de l'ovulation (Clomid®)

La stimulation de l'ovulation se fait grâce au citrate de clomifène : le clomid en général.
(voir : le clomid® )

Pourquoi stimuler l'ovulation ?

Parce que les différents déséquilibres hormonaux chez les femmes qui souffrent d'OPK freinent la maturation des follicules (voir en première page du papier : le coeur du problème), entrainant soit une anovulation, soit une dysovulation.
Le citrate de clomifène favorise la maturation complète des follicules et permet donc l'ovulation d'un follicule devenu mature et dominant.

Comment cela se déroule ?

Le premier cycle sous Clomid® :
Habituellement, vous prendrez le citrate de clomifène à partir du deuxième jour de votre cycle, pendant 5 jours.

Juste avant l'ovulation (vers le 12e jour), vous devrez certainement passer une échographie pour que votre médecin puisse s'assurer que la maturation se déroule bien, qu'il n'y a pas trop de follicules matures, que tout se passe bien en somme.


Parallèlement à la prise de citrate de clomifène, votre médecin vous demandera certainement de faire votre courbe de température, qui permettra de pointer le jour de l'ovulation.
Il est également possible que vous ayez à faire une prise de sang pour doser le taux de progestérone après l'ovulation, habituellement vers le 22e jour du cycle.


Le citrate de clomifène peut affecter à la fois les qualités de la glaire cervicale et de la muqueuse utérine, les rendant toutes les deux moins favorables à la présence des spermatozoïdes.
C'est pour cette raison que votre médecin peut vous demander de faire le test Hühner pendant la phase pré-ovulatoire.
Le test de Hünher a pour but d'étudier, entre autre,l'interaction entre la glaire cervicale et les spermatozoïdes.
(voir : le test de Hühner)
 

À l'issue de ce premier cycle sous citrate de clomifène, il a plusieurs cas de figure :
1 - cette toute première stimulation vous a permis d'être enceinte !
2 - cette toute première stimulation vous a permis d'avoir une belle ovulation, mais vous n'êtes pas enceinte, le traitement vous est de nouveau proposé pour le cycle suivant, au même dosage.
3 - cette toute première stimulation n'a pas permis d'ovulation et dans ce cas, votre médecin peut augmenter le dosage du citrate de clomifène pour la favoriser dès le cycle suivant.


Ce traitement peut vous être proposé sur plusieurs cycles, tout en ajustant son dosage au fil des cycles qui ne permettent pas de débuter une grossesse.
Il y a une grande variabilité de réponses au traitement de la part des femmes, et une même variabilité dans les pratiques des médecins, donc d'après les articles et vos témoignages, le clomid peut vous être proposé sur une période variant de 6 à 12 cycles.


Si au bout de plusieurs cycles, le clomid® et la metformine® (pour certaines femmes) ne permettent pas d'être enceinte, votre médecin va vous proposer de passer à la vitesse supérieure : l'injection de gonadotrophines.

• L'injection de gonadotrophines

(médicaments utilisés : Puregon®, Gonal-f®, Fostimon®, Menopur®)


Avec l'injection de gonadotrophines, le but est toujours de rétablir la maturation folliculaire pour rétablir l'ovulation, mais le traitement va se faire en modifiant les taux de l'hormone FSH sécrétée par l'hypophyse.
C'est auprès d'un gynécologue spécialisé en PMA que vous allez poursuivre votre parcours.


On rentre dans un protocole de haute précision, délicat, et mouvant.
Pourquoi ?
Parce que le risque principal en agissant directement sur la FSH est de provoquer une hyperstimulation ovarienne.
La difficulté pour votre médecin est de trouver le bon dosage, celui qui vous correspond.
Non seulement chaque femme réagit différemment au traitement, mais en plus, pour une même femme, la réponse au traitement peut ne pas être la même d'un cycle sur l'autre.


La plus grande difficulté : trouver le seuil d'action minimum mais efficace.
Le plus grand risque avec les injections de gonadotrophines est de déclencher une hyperstimulation ovarienne, c'est-à-dire de faire arriver à maturité un trop grand nombre de follicules.


Donc, votre médecin va donc vous proposer un protocole qui permet d'augmenter progressivement le taux de FSH jusqu'à obtenir un follicule dominant et mature (c'est-à-dire jusqu'à ce qu'un follicule mesure environ 17 mm), cette maturation peut prendre de une à deux semaines.
Concrètement, les injections se font en sous cutanée dans le ventre.
Il est possible de les faire soi-même, sinon, une infirmière peut venir vous faire ces injections.
Elles se déroulent entre le 4e et le 13e jour du cycle.


La maturation des follicules se fait sous contrôle échographique, ce qui permet donc de suivre leur évolution et d'ajuster le dosage du traitement.
Une fois que le follicule a atteint sa maturité, votre médecin va déclencher l'ovulation en vous faisant une injection d'hormone hCG (le fameux Ovitrelle® par exemple).


Une fois l'ovulation déclenchée, la fenêtre idéale de fécondation est le jour même ou maximum le lendemain.


L'injection de gonadotrophines est un traitement qui peut vous être proposé sur environ 6 cycles.
Le taux de grossesse après ce traitement est d'environ 40%.


Ce type de traitement commence à être lourd et contraignant, il est souvent dur à vivre, impliquant des rapports sexuels "sur commande".
C'est une période éprouvante pour le couple, c'est déstabilisant, n'hésitez-pas à partager vos sentiments et vos émotions.
Si vous vous sentez fragiles, éprouvés, n'hésitez-pas non plus à en parler avec un psychologue qui vous aidera à trouver les ressources pour passer ces mois difficiles.
Ne restez pas seuls avec vos souffrances.

...

Si le traitement avec injections de gonadotrophines ne fonctionne pas, vous pouvez rentrer dans un protocole de PMA, avec des inséminations artificielles ou des FIV, tout dépend de votre parcours et d'éventuels autres problèmes découverts au fil de votre prise en charge.
Je vous invite à lire le témoignage de Choupinette à ce sujet.

... 

• La maturation in vitro (MIV)

La maturation in vitro est particulièrement indiquée pour les femmes souffrant du SOPK.
Cette technique permet en effet de les préserver d'une hyperstimulation ovarienne.
Contrairement à la FIV, le recueil des ovocytes se fait avant leur maturation complète.
La fin de la maturation des ovocytes se fait in vitro en laboratoire.


Comment se déroule une MIV ?
Après une stimulation ovarienne surveillée par échographie, et dès qu'un nombre suffisants de follicules ont atteints la taille de 4 à 11 mm , le médecin pratique une injection d'hormones hCG pour favoriser la maturation ovocytaire.
36 heures plus tard, soit en général entre le 8e et 11e jour du cycle, tous les follicules présents dans les ovaires sont recueillis (sous anesthésie générale) quelle que soit leur taille.


Les ovocytes ainsi recueillis sont "mis en culture" dans une solution contenant tous les éléments nécessaires à leur maturation.
Au bout de 24 à 48 heures, la technique consiste à pratiquer une ICSI sur les ovocytes devenus matures.
Les embryons ainsi obtenus sont transférés dans la cavité utérine maternelle.
Trois à six jours séparent donc le moment de la ponction ovarienne et le transfert des embryons dans la cavité utérine maternelle.


Les possibilités de grossesse ne sont pas plus nombreuses que par la technique de FIV, mais la MIV a plusieurs avantages pour les femmes souffrant de SOPK :
- cette technique permet donc d'éviter l'hyperstimulation ovarienne plus fréquente dans un protocole de FIV classique.
- elle est moins lourde à supporter, moins longue, ce qui dans le cadre d'un PMA est un avantage considérable.
 

• Le drilling ovarien 

[description disponible le 03/12]

• À la page suivante :

— Les Témoignages
- Caramel :  Le parcours de Caramel : beaucoup d'espoir pour les femmes souffrant d'OPK
Rachel : une première grossesse au bout du deuxième cycle grâce à l'induction de l'ovulation
Choupinette : Le parcours du combattant
Mamimie, un syndrome OPK mais 2 petites fées ...
- Le parcours de FloFlo

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