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La prévention des accouchements prématurés à l'aide de l'imagerie médicale

La prévention des accouchements prématurés à l'aide de l'imagerie médicale.

Nouvelles techniques d'imagerie pour améliorer le dépistage du retard de croissance et de la prééclampsie


Porteurs du projet :


Professeur Vassili Tsatsaris, PUPH Maternité Cochin Port-Royal, Gynécologue-Obstétricien
Docteur Olivier Morel, Gynécologue-Obstétricien, Inserm unité 767.

 

Travailler sur la prévention des accouchements prématurés à l'aide de l'imagerie médicale


Pour pouvoir prévenir les accouchements prématurés, il faut aller plus avant dans la connaissance de la physiologie et de la physiopathologie de la grossesse.
Deux axes en particulier sont à disposition des chercheurs :
- les marqueurs biologiques (nous connaissons bien, par exemple, les marqueurs du dépistage de la trisomie 21 dans le suivi classique de toute femme enceinte)
- les techniques d'imagerie médicale, en particulier, l'échographie-doppler.


Les causes d'un accouchement prématuré sont nombreuses, mais deux causes majeures sont fréquemment retrouvées, ce sont la prééclampsie et les inflammations placentaires.


Vassili Tsatsaris est gynécologue-obstétricien à l'Hôpital Cochin Port-Royal à Paris, il travaille avec le docteur Olivier Morel sur des outils d'imagerie médicale pour le dépistage précoce des pathologies vasculaires du placenta qui peuvent entraîner un retard de croissance intra-utérin (RCIU) pour les bébés à naître et/ou une prééclampsie.


À l'heure actuelle, dans les situations de prééclampsie ou d'éclampsie, la seule alternative est de provoquer l'accouchement pour éviter à l'enfant une trop grande souffrance fœtale.
Lorsque la future mère a déjà connu une situation de prééclampsie ou d'éclampsie lors d'une première grossesse, des mesures préventives sont immédiatement prises lorsqu'une seconde grossesse débute.
La problématique se pose sur le dépistage de cette maladie dès la première grossesse.


Le but de la recherche des docteurs Tsartsaris et Morel est donc de mettre au point un outil de dépistage précoce, dès la 12ème ou 13ème semaine d'aménorrhée qui serait proposé à toutes les femmes enceintes, comme c'est le cas à l'heure actuel en ce qui concerne le dépistage de la trisomie 21 à l'aide du triple test à cette même période de la grossesse.

Cet outil de dépistage croiserait des marqueurs biologiques et une échographie-doppler du placenta pour y déceler une éventuelle anomalie.
C'est en effet une altération de la vascularisation ou des échanges placentaires qui peuvent provoquer une prééclampsie ou un retard de croissance intra-utérin.


Vassili Tsatsaris précise qu'à ce stade la recherche, les marqueurs déjà trouvés pourraient permettre de dépister 75% des femmes dans cette situation.
Reste à proposer une prise en charge thérapeutique lorsqu'un tel risque est décelé.
Cette prise en charge thérapeutique préventive allierait la prise d'aspirine et d’antioxydants.


Cette recherche prometteuse devrait aboutir dans le courant des années 2013-2014.


À l'issue de son exposé, Vassili Tsatsaris nous précise par ailleurs que le simple fait de déceler une éventuelle anomalie de vascularisation du placenta modifie le suivi de grossesse, en mettant en place des mesures prophylactiques qui assurent à elles seules, une évolution beaucoup plus favorable de la grossesse.



Lien d'informations :

Physiopathologie de la prééclampsie par Vassili Tsatsaris et al. in Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, Volume 37, numéro 1 - Février 2008 - pp 16-23.


Sources :

Conférence de presse du 11 Octobre 2011 organisée par la Fondation PremUP.
Présentation :Nouvelles techniques d'imagerie pour améliorer le dépistage du retard de croissance et le prééclampsie.