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Ce que veulent les sages-femmes, c'est aussi ce que veulent les femmes

Sage-femme : profession médicale - l'évolution de leurs compétences

Ce que veulent les sages-femmes, c'est aussi ce que veulent les femmes

Sage-femme : profession médicale - l'évolution de leurs compétences

En 2001, la durée de formation des sages-femmes est passée de 4 à 5 ans, la première années étant commune avec les études de médecine.


En 2004, la loi de Santé Publique du 4 Août permet aux sages-femmes de prescrire les contraceptifs après une grossesse ou une interruption volontaire de grossesse, elles peuvent également déclarer la grossesse et faire l'examen post-natal.


En 2009, la loi Hôpital renforce les champs de compétences des sages-femmes. Elles peuvent désormais réaliser le suivi gynécologique physiologique des femmes et prescrire tout type de contraceptifs.


Enfin, depuis octobre 2011, les droits de prescription des sages-femmes ont été élargis.


Sage-Femme en libéral


Une femme dont le parcours gynécologique ne présente pas de pathologie peut-être suivie par une sage-femme de la puberté jusque dans les suites d'une ménopause, le tout englobant bien sûr le suivi pré et post-natal de ses éventuelles grossesses.


À nous les femmes de prendre pour habitude de nous tourner vers elles en premier recours et de ne plus systématiquement prendre rendez-vous chez le gynécologue alors que nous allons bien, qu'il s'agit pour nous de nous faire prescrire ou renouveler notre contraceptif, lorsqu'il s'agit d'effectuer les examens de surveillance et de prévention, ou de nous faire suivre lors d'une grossesse qui évolue sans aucun souci !


Nos sages-femmes sont présentes en libéral, mais aussi dans les PMI et dans les centres de planning familial, ce qui diversifie et élargit d'autant les lieux de rendez-vous, assurant un maillage plus étroit en délai et en distance avec les femmes.


Reste cependant à lever quelques verrous pour que cette meilleure articulation entre la profession de sage-femme (qui s'occupe de nous quand tout se déroule normalement) et la profession de gynécologue (qui s'occupe de nous lorsqu'une pathologie se déclare) soit efficace et soit bénéfique pour les femmes, pour les deux professions, et pour les économies de santé.


En effet, alors que les lois de Santé Publique de 2004 et Hôpital de 2009 ont élargi les champs de compétence des sages-femmes, les actes médicaux qu'elles peuvent désormais effectuer n'ont pas été rajoutés à la nomenclature de remboursement de l'Assurance Maladie.


La clé d'acte des sages-femmes qui s'élève à 2,65 euros n'a pas été relevée depuis 2001, ce qui fait que la consultation auprès d'une sage-femme coûte 17 euros, sans qu'elles puissent tarifer ces nouveaux actes [2].
Au regard de ces carences, dans quelles conditions économiques viables les sages-femmes libérales peuvent-elles faire tourner leur cabinet et exercer ces compétences qui leur sont pourtant reconnues ?


Qui tient ce verrou fermé, alors que pour une fois la logique humaine et la logique économique vont dans le même sens ?

(Novembre 2011 - références et bibliographie en dernière page) 

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