Fécondité, Grossesse, Accouchement :
Toute l’info maternité et calendrier grossesse pour femme enceinte

B
é
b
é

B
i
o
L
e

M
a
g
F
o
r
u
m
Accueil  >  ETRE MAMAN  >  Votre vie de maman  >  Une seconde grossesse, un second bébé

Une seconde grossesse, un second bébé

Deuxième grossesse : les différences ?

Une seconde grossesse, un second bébé

 

Une grossesse identique ? Ou une grossesse différente ?



Votre première grossesse est restée gravée en vous... les bons côtés et les moins bons.
La magie des premières sensations de ses mouvements (maintenant qu'il dévaste sa chambre...), votre ventre qui prend des proportions inimaginables, l'accouchement dont on se faisait une montagne...
Et maintenant, vous voilà repartie dans cette expérience...


Vous reconnaissez certains signes... La fatigue des premiers mois (qui est finalement relativisée par celle que vous avez connue à la naissance de votre aîné...), les nausées, votre poitrine qui reprend une jolie forme ronde...
Mais pour certaines d'entre vous, le parcours est complètement différent.
Les sensations ne sont les mêmes, presque absentes, ou beaucoup plus violentes.

 

Les sensations


Le corps garde-t-il en mémoire que vous avez déjà porté un enfant?

C'est une question à laquelle il est difficile de répondre, mais pour certaines d'entre vous, la grossesse débute avec la sensation bizarre que le col tire fortement, sensation inquiétante et douloureuse que seul un grand repos parvient à calmer.

Nous avons posé la question au Dr Hélène Aguilon (gynécologue-obstétricienne à l'hôpital Louise Michel à Evry), voici sa réponse :

"C'est en effet une douleur dont les femmes multipares me font souvent part, et de ma propre expérience, je l'ai ressenti lors de ma seconde et troisième grossesse. Je ne saurai l'expliquer mais c'est un fait réel, il n'y a aucun danger, et cette douleur disparaît vers la fin du second mois".

Plus tard dans la grossesse, vous percevez plus précocement les mouvements de votre bébé, en général vers la 15e semaine de grossesse (17e semaine d'aménorrhée). Pour certaines d'entre vous, c'est à l'approche de la première échographie que des petits signes vous interpellent...

Aux portes de l'accouchement, vous reconnaissez certains signes déjà ressentie, et vous abordez cette phase de transition de façon beaucoup plus sereine.



Le vécu de la grossesse

Un investissement plus intensément vécu :

Certaines femmes revivent la magie de la grossesse, et prennent plus le temps de la vivre.
Leur première s'était déroulée sur les chapeaux de roues, et elles n'étaient parvenues à s'arrêter qu'au moment du congé maternité, et encore en parvenant difficilement à apprécier les quelques semaines du congé maternité.
Pour cette nouvelle grossesse, elles prennent la décision de s'investir en elle-même.
Les cours de relaxation en piscine, l'haptonomie, le chant prénatal, ou simplement apprendre à faire le lézard dans le canapé, bref, elles prennent le temps de s'arrêter, de ne pas courir et d'apprécier ces 9 mois qui se font rares dans une vie...


Un passage obligé :

D'autres au contraire considère cette grossesse comme un passage obligé pour avoir un petit second, et franchement, elles se passeraient bien de voir à nouveau leur corps mobilisé.
La grossesse n'étant pas forcément un plaisir pour toutes les femmes, elles n'ont qu'une hâte: que cela finisse !


Objectif bébé :

C'est un aspect important et très différent d'une première grossesse, et c'est peut-être principalement en cela que cette grossesse diffère de la première... Cette fois ci la décision de faire un enfant a été prise en toute connaissance de cause, et l'intérêt réside surtout dans le fait d'avoir un petit second, et moins dans le fait de le porter.


Et dans tous les cas :

Que l'on décide de ralentir, ou que ce soit un passage obligé, il est une réalité valable pour toutes les femmes : il y a un petit aîné qui vous demande toujours autant d'attention, voire" un peu plus".

Quelles que soient les circonstances de votre grossesse, vous devez continuer à assurer la vie familiale, et maintenir le rythme, ce qui n'est pas si évident ...

La fatigue du premier trimestre, le besoin de repli sur soi que l'on ressent parfois, l'investissement psychique dans la grossesse, tous ces facteurs entraînent un changement dans notre comportement qui n'est pas forcément bien interprété par l'aîné


• Voici le Témoignage de Roxanne, maman de Hugo, 4 ans, et enceinte de Louis ( 32 SA)

" J'ai ressenti le bébé très tôt dans ma grossesse, à la 10e semaine (SG), et cela m'a beaucoup marqué : sa présence était une réalité beaucoup plus tôt que pour Hugo !

C'était comme une brusque prise de conscience qu'un bébé allait réellement arriver.
Moi qui m'attendait à une grossesse identique, si elle l'est dans mon corps, elle ne l'a pas été dans mon esprit dans cette période.

Je me suis repliée, j'avais besoin de temps et d'espace de vide pour intégrer la nouvelle... je passais des moments de silence et d'inaction que Hugo n'a pas apprécié... C'est une période où il a été difficile, demandant dix fois plus d'attention que je ne pouvais lui donner, provoquant des tensions.
Par mon indisponibilité, je lui demandais plus d'autonomie: jouer seul, apprendre à mettre ses boutons lui-même et j'en passe.
Et c'est bien sûr la réaction inverse qui est arrivée ...

Il voulait être avec moi à des moments où je n'étais pas à l'écoute, et quand j'étais prête, c'est lui qui ne voulait pas ! Compliqué !

J'avais une grosse culpabilité à ce sujet, et j'ai fini par en parler avec une amie, qui m'a dit que j'avais été exclusivement présente pour lui pendant 4 ans, et que mon indisponibilité actuelle n'était finalement pas plus mal, puisque lorsque le bébé serait là, je ne pourrais pas répondre à chacune de ses demandes... que c'était donc une bonne chose.

Direct, comme toujours avec cette amie (mais c'est pour ça qu'elle est mon amie...), mais efficace.

Je me suis finalement autorisée ces périodes de "rien", et j'ai expliqué à Hugo que j'étais très fatiguée, que j'avais besoin de me reposer un peu plus pour le bébé ... et en quelques jours nous avons construit un nouveau moment pour nous deux : se poser dans le canapé, et ne rien faire d'autre que de regarder les jeux idiots du programme télé, blottis l'un contre l'autre.

Et depuis le début du 4e mois, c'est le passage rituel du début de soirée, du rien à deux, un moment où Hugo se calme de sa journée d'école, et moi de ma journée de travail, et on repart pour le reste de la soirée !"

Lire la suite du dossier

ou découvrez nos autres dossiers "ETRE MAMAN / Votre vie de maman"