|
La peur de perdre son enfant. |
|
|
Question intime et profonde, la peur de perdre notre enfant est ancrée en nous.
Oui, mais à des degrés bien différents, et avec des vécus bien différents également.
Faire une fausse couche est considéré comme normal, comme des choses qui arrivent, c'est la nature.
Socialement, la souffrance est perçue bien bizarrement lorsque la perte est précoce pendant la grossesse.
Pourtant, deux décrets au Journal Officiel ont crée un précédant dans la reconnaissance des familles en deuil fin Août 2008.
En effet, ces décrets reconnaissent le droit au foetus né sans vie d'Agpar sur le livret de famille sans qu'aucun seuil "d'âge gestationnel" n'ait été fixé. |
L'organisation d'obsèques est désormais possible dès lors que la famille en émet le souhait.
Il semble donc que socialement, et même juridiquement, les choses changent.
Quant à nous, cette peur viscérale, est là, toujours.
Souvent majorée par des expériences passées traumatisantes.
Des saignements en début de grossesse qui se répètent comme un mauvais cauchemar. Une fausse couche, voire des fausses couches à répétition qui grèvent l'espoir et la confiance.
L'arrêt du coeur de notre bébé, une naissance prématurée, une maladie découverte pendant la précédente grossesse...
Tous sont des facteurs stressants et vont crescendo... et nous d'avancer, parce que comme le dit Hélène, qui vient de faire une IMG à 12 semaines: "l'envie d'un enfant est tellement forte, que dans la très grande majorité des cas, elle aide à surmonter la peur".
Avancer.
Se raccrocher à des éléments rassurants, comme l'échographie précoce en tout début de grossesse, puis celle des 12 semaines, avancer par paliers, 12 sg, 24 sg, 30 sg , enfin le seuil de 35 semaines, et écarter le risque.
Voir naître son bébé.
Quel que soit le passé qui vous mène à lire ce jour, parce que vous êtes concernée: je vous souhaite la plus sereine des grossesses.
Pas de répétition.
 |
"La première fois, j'étais plutôt zen, et j'ai fait une FC à 10 SA.
Du coup, quand le test s'est révélé positif à nouveau, ma première réaction a été ... d'éclater en sanglots, sous le coup de l'angoisse !
Ensuite, je passais mon temps à "écouter" mes symptômes pour vérifier qu'ils étaient toujours présents, à scruter mon fond de culotte...J'ai presque béni les nausées, qui m'ont rassurée chaque matin de la 6ème à la 14ème semaine, c'est dire ! (Enfin, à la fin, j'étais contente que ça s'arrête, quand même... )
La première écho m'a rassurée, jusqu'à ce que j'apprenne qu'une copine avait fait une fc à 4 mois...
Puis heureusement j'ai commencé à ressentir les mouvements du bébé, ce qui m'a rassurée jusqu'à la fin (et il était des plus actifs ! je me demande un peu s'il ne voulait pas me rassurer, justement ??? ). En tous cas, le dernier mois, j'étais zeeeen !
Comme beaucoup, je fonctionnais par paliers, en comptant les semaines. Et par chance, ma gygy avait un appareil d'échographie, si bien que chaque visite mensuelle me reboostait pour quelques jours. "
Elmaya. |

Le Mag Maternéo - Actualités grossesse et petite enfance. |
|
Au jour le jour, Magnet présente des actualités, des infos, des insolites, des personnalités, des boutiques, des idées... enfin, tout ce qui lui passe dans les poils...
|
|