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Les multiples réactions de l'entourage face à la mort d'un enfant
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Le deuil périnatal et l'entourage : cette colère et ce désespoir qui font peur

Comment soutenir les parents qui viennent de perdre leur bébé ?

Le deuil et l'entourage : Cette colère et ce désespoir qui font peur

 

Ce que vous pouvez faire pour eux



Ecoutez les , tout simplement.

Ces parents ont besoin de parler de leur bébé, de leur souffrance. Ils ont peur par-dessus tout qu'on oublie leur enfant et leur peine.
Cependant ils n'en parleront peut-être pas d'eux-mêmes car ils ont souvent peur de déranger en le faisant.

De son côté, l'entourage attend que les parents évoquent le sujet pour l'aborder car ils ne veulent pas « enfoncer le couteau dans la plaie » .
Nous voilà en plein malentendu.

Vous ne les peinerez sûrement jamais en en parlant, et même si vous leur faites venir les larmes aux yeux, dites-vous qu'ils ont besoin de pleurer et qu'on n'ait pas peur de leurs larmes.
Si ce n'est pas le bon moment pour eux, ils vous le diront.
Ne le prenez pas mal et que cela ne vous empêche pas de l'aborder de nouveau à un autre moment.

Il y a des phrases qui ne blesseront jamais :
. « je serai toujours là pour parler de lui/elle »
. « je ne l'oublierai jamais »
. « dis-moi ce que tu ressens »
. «comment s'appellait-il/elle ? » (pour l'entourage éloigné)

N'hésitez pas à leur demander de vous raconter ce qui s'est passé. N'ayez pas peur qu'ils croient que vous faites preuve de curiosité mal placée : ils ont besoin que l'on s'intéresse à ce qu'ils ont traversé et de le partager .
Vous pouvez même avoir des attentions particulières aux moment les plus durs comme les anniversaires ou Noël.

N'ayez pas peur de rouvrir une plaie : encore une fois, le plus dur pour eux est de se dire que l'on a oublié leur enfant.
Pourquoi pas un petit mot, une carte ?

Vous pouvez aussi demander aux parents de décrire leur enfant physiquement.
C'est une attention qui les touchera énormément, peu de personnes y pensent.
S'ils vous disent que des photos existent, cela peut être une perche tendue pour vous laisser l'occasion de demander à les voir.
Sachez que ces clichés sont souvent très durs, mais si vous êtes prêts et si vous sentez les parents disposés à les montrer, vous pouvez aussi en faire la demande.

Même si à chaque fois que vous téléphonez ils ne répondent pas et ne vous rappellent pas, continuez de leur montrer que vous êtes présents en les appelant de temps en temps et en leur laissant un message pour leur dire que vous êtes là s'ils le veulent.

Même si plusieurs mois s'écoulent entre ces coups de fils, je peux vous promettre qu'ils seront touchés de savoir que vous ne leur en voulez pas de prendre du recul et que vous serez là quand ils le voudront.

Vous n'osez pas ?
Vous vous dîtes que vous ne saurez jamais trouver les bons mots ?
Que vous allez forcément gaffer ?
Que vous serez forcément trop mal à l'aise et que ce que vous dites sera pire que tout ?
Alors pourquoi ne pas le leur dire ?
Dites leur que vous avez peur de mal faire, mais que vous voudriez, malgré cela, être là pour eux.
En leur en ayant parlé, je suis quasiment sûre qu'à moins de vous montrer carrément insultants, vous gaffes seront pardonnées.

Il est pratiquement impossible de ne pas gaffer, mais le pire que vous puissiez faire serait de ne pas être présent.


Deux ou trois choses à savoir pour mieux les comprendre:

Sachez que les parents culpabiliseront énormément les premières fois où ils riront de nouveau, ou quand, simplement, ils pourront penser à autre chose pendant quelques heures.
Ils culpabiliseront par rapport à leur enfant, qu'ils auront l'impression de trahir, mais ils auront aussi peur que leur entourage ne prenne ces moments de mieux être pour des étapes définitivement franchies.

En effet, il y aura des périodes de « mieux » souvent suivies par d'immenses « retours de manivelle » d'autant plus violents et douloureux que les parents se croyaient aller mieux.

L'entourage aussi en est profondément perturbé, ne sachant plus dans quel sens aborder la situation.
Ici encore, pour savoir où en sont et ce que ressentent les personnes concernées, quoi de mieux que des les écouter ?

Les parents parlent souvent spontanément de leur souffrance dès qu'ils sentent que leur interlocuteur est totalement intéressé, à l'écoute, sans jugement et sans solutions toutes faites à fournir.
Peu à peu ces « retours de manivelle » vont s'espacer, mais ils seront toujours présents et inattendus.
Vous ne retrouverez jamais l'ami, le fils, la fille, la soeur, le frère que vous aviez connu.
N'attendez pas d'eux qu'ils redeviennent ce qu'ils étaient avant, cela n'arrivera jamais.

Ils sont marqués pour toujours, mais vous les verrez se rouvrir un jour au bonheur si vous avez l'amitié d'attendre qu'ils soient prêts.