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L'enfant suivant : une grossesse pas comme les autres

Une grossesse pas comme les autres : le premier trimestre

L'enfant suivant : une grossesse pas comme les autres


Par Li

Le premier trimestre



Aujourd'hui nous avons réuni toute la famille et nous nous sommes empressés de l'annoncer à la famille proche, nous sentions que tout le monde avait besoin de cette bonne nouvelle, certains ont sauté de joie, d'autres sont restés dubitatifs, probablement par peur d'être déçus à nouveau, comme nous.

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Je reprenais peu à peu goût à la vie, je recommençais à avoir de l'espoir qu'un jour je pourrais enfin prendre mon bébé dans mes bras.
Mais il faut bien dire que mes sentiments sont troubles ; je suis partagée entre la peine et le deuil de mon enfant perdu 3 mois auparavant et la joie d'être à nouveau enceinte.
J'ai sans cesse peur de transmettre mes angoisses et mes craintes à ce nouveau bébé en moi, qui est si petit et qui porte déjà en lui ma raison de vivre.

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Je prends peu à peu conscience que cette nouvelle grossesse est loin de ressembler à la précédente. Mes nuits sont ponctuées de cauchemars et crises d'angoisse.
Je ne peux m'empêcher d'imaginer le pire, et le plus grave dans tout cela est que j'ai affreusement peur de m'attacher à ce bébé.
Je sais que c'est totalement injuste pour lui, et qu'il a le droit d'avoir tout mon amour et affection , mais c'est plus fort que moi, je ne fais que pleurer mon enfant perdu tout en me préparant à la perte éventuelle de celui-ci.

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Je fais des crises d'angoisse très souvent.
Ca m'a embêté très fort, et je ne comprenais pas pourquoi ça m'arrivait.
Ces crises étaient souvent provoquées par une contrariété (foule, chaleur, douleur...) Durant ces crises, j'avais difficile à respirer, j'avais envie de hurler et une douleur très vive dans le haut et le bas du dos.

Résultat ; je n'osais plus sortir de chez moi, moi qui adorais aller au cinéma, ça fait plus de 7 mois que je n'ose plus y mettre pied.
Mise à part ces crises d'angoisse, j'ai également des moments de paranoïa, j'imaginais sans arrêt les pires scénarios pour des choses banales.

Exemple : Je prend une douche et je m'imagine glisser et me fracasser la tête sur le sol, et c'est à longueur de journée comme ça. J'ai eu peur de rester comme ça tout le restant de ma vie et de finir par devenir folle.

Et surtout je me sentais emprisonnée face à l'incompréhension de mon entourage.
Alors j'ai parlé de tout ça à mon médecin, et il m'a expliqué que lorsqu'on est confronté à la mort de si près, on a tendance alors à avoir peur de tout de manière irrationnelle.
Il dit que de manière générale, nous avons tous nos peurs, mais notre raison y mets des sortes de "tapis" dessus, et nous permet de les confronter , mais lorsque la plus grande de nos peurs qui est la mort nous saute comme ça à la gorge, elle fait exploser en même temps tous ces "tapis" et on se retrouve suspendu au-dessus de ces gouffres de peurs et au moindre faux pas on tombe dedans.
Maintenant que j'ai mieux compris ce qui m'arrivait, j'aurais plus facile à gérer ces crises, je l'espère.

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Les visites mensuelles chez le gynécologue sont à chaque fois des gros moments de stress, est-ce qu'il va bien ? Est-ce qu'il est encore là ?
Le sourire et les paroles rassurantes du gynéco nous apaise pour quelques heures, et ensuite la boule au ventre nous reprend à nouveau jusqu'à la prochaine visite.

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