4.
Notion de temps. Cela fait maintenant quelques
mois, ou quelques années que vous vivez avec votre aîné, et
que vous partagez cette indéfectible confiance mutuelle. Votre vie
est réorganisée, stabilisée, et voilà que resurgit
ce désir, une nouvelle grossesse, un deuxième enfant. Le parcours
de la grossesse est maintenant moins angoissant (ou presque...), l'ayant déjà
vécu, vous êtes prêtes à passer les différentes
étapes. Mais non! cette grossesse n'est pas si sereine! Une
infinie question vous envahit! Comment continuer à lui donner autant
de temps, alors que vous allez repartir dans le rythme soutenu des premiers mois
avec un bébé? Et voilà, tous vos repères
sont de nouveau passés à la trappe!
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| La
notion de temps: la disponibilité pour votre aîné.
Vous avez déjà traversé le sujet épineux de la disponibilité
pour votre enfant. Lorsque vous avez repris votre activité professionnelle
(ou toute autre activité entraînant une absence) après votre
congé maternité, cette question était probablement centrale
pour vous. Le temps partagé avec votre enfant était considérablement
réduit, et comment continuer à lui donner tout ce que vous aviez
envie de partager avec lui? La réponse: privilégier la qualité
à la quantité. Une présence pleine d'amour est beaucoup
plus structurante qu'une présence pleine de regrets avec l'esprit ailleurs
qu'auprès de lui! Et bien voilà, la question se repose
maintenant, avec un avantage: votre aîné va être dans le feu
de l'action. Autant votre activité professionnelle (en tout cas extérieure
à la cellule familiale) est une notion relativement abstraite pour votre
premier enfant à laquelle il ne prend pas vraiment part (en dehors du fait
d'accepter votre absence), autant la présence de son petit frère
ou de sa petite sur va être concrète.
Cette fois çi, le partage du temps se fait au sein de la cellule familiale,
et comptez sur votre aîné et votre dernier né pour vous aider
à reconstruire cet équilibre par leurs comportements ou leurs remarques
(ce point est surtout valable pour l'aîné!).
| Ce
nouvel équilibre temporel se construit avec tous les membres de la famille.
- Vous et votre compagnon-(agne) êtes devenus experts en soins de bébé,
donc le temps investi est beaucoup plus efficace, beaucoup plus rapide et précis
que pour votre aîné. Vous ne vous posez plus les mêmes
questions, et les angoisses ne sont pas les mêmes, et bien souvent questions
et angoisses sont plus raisonnées, et tout cela dégage un temps
bien plus important qu'on ne pourrait l'imaginer. Considérez qu'au
bout de quelques jours d'échauffement, vous en revenez à la fin
de la période des soins "intensifs" que vous donniez à
votre aîné. (Cela laisse de l'espoir!) - De son côté,
votre aîné apprend à connaître son frère ou sa
petite soeur. Cette fois çi, c'est lui le novice! Les pleurs, la succession
des biberons ou des tétées, les soins, les calins... Bref, tout
est nouveau pour lui, et en dehors de toute notion de repositionnement familial,
il est "perdu" dans l'organisation de ses journées.
- Dans les premiers jours, votre petit dernier n'a bien évidement pas de
notion de partage, mais il rentre dans une vie de famille qui a ses contraintes.
Des rythmes et des horaires sont déjà en place. S'il faut aller
chercher l'aîné à l'école ou chez la nourrice, et qu'il
dort, il n'y a souvent pas d'autres possibilités que de l'emener avec vous,
donc le petit se modèle sur le rythme de la maison, tout en faisant valoir
les siens. C'est une réalité qui contraste fortement avec l'attitude
adoptée avec l'aîné dans ses premiers mois où le rythme
de la maison était au diapason de ses repas et de son sommeil. Il participe
donc dès ses premiers jours à la réorganisation des rythmes
familiaux. Conclusion:
C'est
biensûr les parents qui devront développer le plus d'imagination
pour que les différents rythmes familiaux s'organisent au mieux pour chacun,
mais dès le début, chacun y met du sien.
La révolution a eu lieu à la naissance de votre aîné,
considérez la naissance de votre second enfant comme un changement de constitution!
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