INTRODUCTION.
Combien
de fois après avoir moi-même vécu cette situation ai-je entendu ou lu des témoignages
de parents blessés par les mots maladroits de leur entourage ou de parfaits inconnus,
et combien de fois ai-je vu l'entourage de ces parents démuni face à leur douleur,
ne sachant plus quoi faire pour les aider, pétrifiés par la peur de choisir les
mauvais mots au point de s'écarter doucement d'eux et de leur souffrance ?
Trop
pour les compter.
Trop d'amitiés, de liens familiaux ont été détruits par
ces non-dit et ces maladresses.
Le but de cet article est de donner la parole
aux parents et à l'entourage, pour les malentendus s'effacent peut-être enfin.
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Après
la perte d'un enfant à un stade avancé de la grossesse, l'entourage se retrouve
parfois la cible des parents en colère.
Il lui est très difficile de comprendre
et d'accepter que cette colère se retourne contre lui alors qu'il est persuadé
de les aider du mieux possible.
La colère est une des étapes du travail de
deuil, et quand aucune cause n'a été trouvée à la mort du bébé, qu'il n'y a personne
que l'on pourrait tenir pour responsable et à qui l'on pourrait s'en prendre,
cette colère peut se reporter sur la famille.
Les parents peuvent être en
colère de se sentir incompris de voir que les autres ne peuvent accéder à leur
douleur ce qui les renvoie une fois de plus à leur propre solitude pour vivre
ce drame.
Mais la plus grosse part de colère vient du malaise que leur
situation provoque chez les autres et de leur fuite.
La perte d'un enfant à
un stade avancé de la grossesse fait peur. Une majorité de personnes (dont la
plupart des parents endeuillés eux même avant que cela ne leur arrive) préfèrent
ne pas penser à cette réalité.
Pourtant le bébé que tous attendaient est mort,
alors que rien peut être ne le laissait présager.
L'entourage va alors réagir
de différentes façons : des personnes que l'on croyaient proches vont nous décevoir,
d'autres que l'on n'estimait pas forcément vont se révéler extraordinaires.
En
plus de perdre un enfant, c'est un deuxième choc, un deuxième deuil à faire :
celui de notre vie telle qu'elle était.
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