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petit J, Cette semaine, c'était la reprise des cours après quinze jours de
vacances. Comme je l'avais un peu prévu, je suis encore plus fatiguée. Normalement,
je dois passer un concours dans quelques semaines. Je n'arrive même plus à travailler.
Et puis, je suis censée partir une semaine loin de la maison et cela me perturbe
beaucoup. Je ne sais plus quoi faire à cause de toute cette fatigue. Difficile
aussi d'expliquer aux autres tout cela alors que justement nous avons eu du temps
pour nous reposer. Mieux vaut se taire. Quand je pensais avoir pris un
peu de ventre, ce n'était pas qu'une illusion. Une de mes collègues m'a démasquée. Dommage
pour moi, c'est la plus bavarde de mes collègues. Espérons qu'elle saura se
taire. Nana parle souvent de toi. Elle dit que tu es « son bébé ». Cela me
fait sourire. Elle est si mignonne à jouer les grandes comme ça. Je suis certaine
qu'elle sera pour toi une chouette sour ! Ce qui me trouble le plus cette
semaine, c'est mon humeur. Je suis à fleur de peau. Les larmes coulent sans arrêt,
parfois pour un petit rien. Je suis blessée par certaines remarques qui pourtant
ne sont pas méchantes. Et puis je suis triste. Triste tout le temps, sans
bien savoir pourquoi. Dans la minute qui suit, un sourire me désarme, et la
joie est retrouvée. Je ne me comprends pas moi-même alors j'imagine que ça
doit être incompréhensible pour les autres. J'espère qu'ils ne m'en voudront
pas. Petit J, je pense à toi. Si fort, si souvent.
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