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petit J, Tu es là et tu grandis tranquillement, pendant que moi je me pose
mille et une questions. Pourquoi ? Je ne sais pas. Sans doute est-ce à
cause de cet étrange vague à l'âme qui ne me quitte pas ?. Pour couronner
le tout, je tombe malade, et je n'ai évidemment pas le droit de prendre de médicaments.
C'est tellement plus simple pour se soigner ! Certes, ce ne sont que de petits
tracas, mais qu'ils peuvent être pénibles. Au passage, le médecin me rassure.
Depuis quelques temps, j'avais comme des picotements au niveau du cour. Aussi
incroyable que cela puisse paraître, c'est en lien avec toi ! Ce sont paraît-il
des douleurs musculaires normales. Oui, bon.fallait le savoir. Mon petit
J, j'espère que tu ne te moqueras pas de ta maman quand plus tard tu liras ces
lignes, mais il faut que je t'avoue que ce qui me tracasse le plus en ce moment.c'est
mon ventre qui déjà s'arrondit. Sans cesse, je me surprends à contracter mes
muscles du ventre pour l'estomper au maximum. On aura beau me dire que c'est
normal, que c'est joli, et tout et tout, je ne parviens pas à m'y faire. Pourquoi
ça m'arrive alors que je ne suis qu'à 7 semaines de grossesse ?! J'ai pas envie.
Pas tout de suite ! A présent que les premières semaines d'euphorie sont passées,
je veux te garder rien que pour moi, un peu comme un secret. Et puis, il faut
bien l'avouer.je ne suis pas encore prête à me transformer. Pas maintenant. C'est
trop tôt. Même si tu es bien présent en moi et dans mon esprit, j'ai besoin
de me sentir « normale » encore pour quelques temps. En fin de semaine, je
vais même skier. Je sais que ce n'est pas si bien que ça. Est-ce une façon de
te nier ? Non, je ne crois pas, et à chaque instant je pense à toi et au risque
que je te fais prendre. C'est plus fort que moi. J'espère que tu ne m'en veux
pas, petit homme. Le temps apaisera certainement toutes mes craintes, Je
pense à toi petit ange.
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