Bref, après
une course effrénée à pied pour franchir les 100 mètres, digne d'un Powel sous
EPO, et c'est pas facile de courir avec un gosse dans les bras et des chaussures
à talon que vous n'avez pas portées depuis plusieurs années croyez-moi, la famille
C pris place dignement et fièrement dans l'église, une demi seconde avant l'entrée
de la mariée.
Non c'est vrai, ça aurait été trop bête de louper l'entrée
de cette magnifique créature, à la ligne sublime, portant une robe d'une simple
mais soyeuse perfectitude, au sourire éclatant, à la peau de pêche et aux cheveux
soyeux. Naaaan, pas grave quand de mon côté, pour compenser une utilisation
très épisodique de l'épilateur ces derniers temps, j'avais enfilé à la va-vite
le premier pantalon assez propre de ma garde-robe qui m'était tombé sous la main.
aaaah et puis tant pis s'il traînait par-terre parce que les ourlets étaient décousus,
hein ? Et puis la chose était rehaussée par un petit décolleté que malheureusement
je n'avais pas remis depuis un bail. aaaah trop dommage, j'avais oublié que mes
nénés avaient depuis subit un léger rétrécissement combiné à un affaissement global,
le tout de manière dissymétrique. Je vous laisse imaginer l'effet visuel très
moyen et surtout très instable obtenu, les micro mamelles non retenues ayant tendance
à s'échapper de tous les côtés. Et je passe sous silence le maquillage spasmodique
et les cheveux informes, chut chut chut.
Bref, la mariée était très éblouissamment
belle. La cérémonie fût très émouvante et heureusement extrêmement rapide
(c'était un curé adepte des MTGV, mariages à très grande vitesse). Heureusement
puisque notre fiston déclara subitement une angoisse religieuse qui déclencha
chez lui des 'maman, a peuw tapoutaye' !!!!, 'mamaaaaaaaaaaaaan, a peuuuuuuuuuuw
!!!!!!!!!' du plus bel effet juste au moment de la bénédiction nuptiale et je
ne vous parle pas de la grande classe de sortir un sein pour allaiter en urgence
pendant le Notre Père, amen.
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