Devinez
ce qui se passe après neuf mois de développement d'un petit miracle?
Carine nous a fait le grand plaisir de nous faire partager la suite de son aventure,
dont l'issue était bien évidement sans ambiguïté...
Un autre petit
miracle: trouver le temps de nous conter cette aventure à peine une semaine après
le passage de la cigogne!
Merci Carine!
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Le mois dernier
je vous racontais comment je suis tombée enceinte de Thomas mon second bébé
Quoi
de plus naturel que de vous raconter ce mois-ci sa naissance.
Thomas
était prévu le 24 juin 2000, le 24 toujours rien, le 25 pareil et les jours suivants
aucune contraction.
Mon gynéco m'annonce qu'il prévoit de déclencher
mon accouchement le 1er juillet, il faut donc que j'entre en clinique la veille
au soir pour remplir toutes les formalités
Autant
vous dire que la semaine du 24 au 30 juin fut la plus longue de toute ma grossesse.
Tous les matins je me levais en me disant"mais tu es encore là !" .
J'étais donc ravie d'apprendre que l'on allait abréger mon supplice mais j'étais
aussi très anxieuse à l'idée que mon accouchement ne serait pas naturel mais provoqué.
En plus mon gynéco faisait le forcing pour que je demande une péridurale alors
que je ne voulais absolument pas médicaliser mon accouchement qui pour moi doit
rester quelque chose de naturel, il n'arretait pas de me dire qu'un accouchement
déclenché est beaucoup plus douloureux qu'un accouchement normal.
Je
suis arrivée à la clinique sans grande joie, plutôt avec une énorme appréhension
et la sensation que l'on me volait mon accouchement.
vendredi 30
juin 19H la sage-femme m'installe pour un monitoring et là ,oh miracle, les contractions
commencent et le travail débute !
Je
n'en revenais pas une semaine que je les attendais ces contractions et voila qu'elles
s'offrent à moi au dernier moment, je n'ai jamais été aussi heureuse d'avoir mal.
La sage-femme me met tout de même en garde et me dit qu'il se peut que le travail
s'arrête aussi subitement qu'il avait commencé et que pour le moment on ne
pouvait pas savoir.
Vendredi
30 juin 21H mon accouchement est loin d'être imminent et la sage-femme me demande
si je désire prendre mon repas, je suis terriblement affamée et on m'installe
dans ma chambre pour que je mange.
J
e prends mon repas et je dis à mon mari qu'il peut rentrer chez nous, la sage-femme
note notre numéro de téléphone et mon mari s'en va.
Je n'ai pas voulu
qu'il reste et il a l'air soulâgé, pour notre premier fils il est
resté 19H à me tenir la main et il s'est senti complètement inutile et impuissant
face à ce que je vivais.
Cette fois-ci je lui épargne ça mais je lui
promets qu'on le préviendra à temps.
Je me retrouve seule dans ma chambre où il n'y a pas la télé et je
me plonge dans la lecture d'un roman que j'avais apporté. Ma lecture est
ponctuée de contractions plutôt régulières mais supportables.
Vendredi
30 juin 23H la sage-femme revient me chercher pour un monitoring, elle m'ausculte
et me dit que ça ne progresse presque pas mais qu'il faut être patiente.
Elle me renvoit dans ma chambre au bout d'une heure et je me replonge dans mon
roman.
A 00H45 je décide d'essayer de dormir en prévision de la journée
qui m'attend.
Samedi
1er juillet 1H15 je perds les eaux.
Très surprise, pour mon aîné on
me l'avait percée.
J'appelle la sage-femme qui me dit que les choses
sérieuses commencent, que je vais avoir bientôt très mal et qu'elle peut me faire
une piqûre calmante mais seulement une dont les effets ne durent que deux heures,
elle me conseille de bien choisir mon moment...
Samedi
1er juillet 4H00 je n'en peux plus mais je ne veux pas demander cette piqûre trop
tôt, je ne sais pas si la douleur est à son maximum ou pas encore.
C'est
la sage-femme qui vient me chercher pour un monitoring et qui me fait d'office
cette fameuse piqûre et là c'est le nirvana, je plane....
Elle me
demande si on appelle mon mari et je lui réponds que je veux qu'elle l'appelle
seulement au dernier moment, il a une demi-heure de route.
Samedi 1er
juillet 6H00 mes deux heures de répit son passées, je souffre terriblement, je
respire comme on me l'a appris pendant les cours de préparation mais il m'arrive
de me laisser envahir par la douleur et là je suis une loque, je hurle après
la sage-femme qui veut absolument m'ausculter pendant une contraction, je me confonds
en excuses la minute d'après....
Elle appelle mon mari, je me dis que la fin est proche...
Samedi
1er juillet 6H40 mon mari arrive camescope sous le bras.
Je tiens tellement
à ce qu'il filme les premières minutes de vie de notre fils.
A ce moment
là les choses s'accélèrent et j'ai une irresistible envie de pousser, je le dis
à la sage-femme qui me dit que non pas encore, ce n'est pas le bon moment.
Mon gynéco n'est pas encore arrivé, elle ne m'a pas encore sondé la vessie.
Et là, je suis hors de moi je lui dis que je me fous que mon gynéco soit la où
pas mais ce que je sais moi c'est qu'il faut que je pousse alors soit elle attrape
mon bébé soit je me débrouille toute seule.
Là elle me prend au
sérieux et installe les étriers.
Mon gynéco arrive et je lui hurle qu'il
faut que je pousse il me sourit en mettant ses gants et me dit de pousser sur
un air de défi.
J'ai poussé comme jamais, je me suis libérée de
cette semaine d'angoisse et d'attente et en quatre poussées mon fils est là.
Samedi 1er juillet 7H13 on me pose mon bébé sur le ventre et là tout est oublié,
la douleur les cris....
Mon bébé est là tout beau tout rose, mon mari filme
notre rencontre et c'est le bonheur.
C'était
il y a un semaine, Thomas a fait son entrée dans le monde petit bonhomme de 3.820
kilos et 53 centimètres.
Carine.