Le
récit de Jean-Luc. "Pas de panique, devenir papa, c'est vraiment super".
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Bonjour,
Je suis arrivé par hasard sur votre site, et je l'ai trouvé très intéressant.
Aussi, j'ai souhaité vous envoyer ce petit mail, afin de vous exposer ma
petite histoire, et pour dire à tous les futurs papa : "pas de panique, devenir
papa, c'est vraiment super".
Et je sais de quoi je parle, le premier janvier
de cette année, je suis devenu papa, ... pour la cinquième fois.
Et pourtant,
j'étais encore plus ému que pour les autres naissances.
En effet, lorsque
ma femme est venue me réveiller vers 9 heures pour m'annoncer que le travail avait
commencé ( elle était déjà levée depuis 7 heures et avait fait la vaisselle du
réveillon de la veille), j'étais tout excité ( Comme un enfant qui doit aller
à Euro-Disney), j'ai descendu sa valise pour la mettre dans la voiture.
Lorsque
je suis rentré dans la maison, pour l'aider à s'installer dans la voiture, elle
était là, à genoux près de la porte d'entrée.
Elle avait les contractions
tellement fortes qu'elle ne pouvait plus bouger.
La poche se perce !
J'appelle l'ambulance, car l'hopital est trop loin, il ne faut pas prendre de
risques.
Comme cela lui faisait très mal (car elle a été précédemment opérée
d'un rein), nous avons installé des couettes et couvertures sur le sol et l'avons
allongée, le temps que les secours n'arrivent.
J'envoie les autres enfants
jouer dans leur chambre pour ne pas qu'ils subissent la souffrance de la maman.
L'ainé guêtait l'arrivée de l'ambulance.
Il avait beaucoup gelé, en cette
nuit du nouvel an, les secours se faisaient attendre, mais pas le bébé...
"Il arrive, il vient", me dit ma femme, "Je le sens".
J'envoie une amie (qui
était venue pour garder les enfants) faire chauffer des serviettes dans le séchoir
à linge et sur le poêle à mazout, puis elle revient près de nous pour soutenir
la maman pendant que je me préparais à un nouveau métier, celui de "sage-homme".
"
Il est là, il est là", me dit-elle, "il pousse, je le sens arriver".
"Vas-y, ne te retiens pas, pousse", lui dis-je.
Je vois les cheveux, puis
la tête arrivait à son tour, c'était merveilleux, c'était beau, mais maintenant
que faire, ... ah oui, attention au cordon !
Je dégageais la tête et la soutenais
en attendant la prochaine contraction.
"Ouiiiiiinnn !" Il a poussé son premier
cri, presqu'en me regardant, l'air de dire : " Mais qu'est-ce qu'il m'arrive?
Pourquoi il fait plus aussi chaud? C'est toi mon papa ? Beurk, t'es même pas rasé,
ce matin." ..
Aussitôt, la dernière contraction arriva, et il pu sortir complètement.
Je le déposai sur sa maman et les recouvrai tous les deux de serviettes chaudes.
Mes yeux étaient brouillés. J'offrai un petit bisou réconfortant à la femme
qui avait fait de moi un papa comblé, restai un court instant près d'eux, puis
ce fut le marathon, avec notre amie, pour amener d'autres serviettes chaudes.
L'ambulance est alors arrivée, nous avons coupé le cordon, puis j'ai
appelé mes autres enfants pour leur présenter leur petit frère, avant que nous
ne partions vers la maternité.
Christian vient d'avoir six mois, lorsque
je le regarde, il me sourit, et je le revois encore, poussant son premier cri.
Je suis tellement heureux d'avoir pu contrôler la situation, d'avoir su ce
qu'il fallait faire au bon moment, tout m'est venu, instinctivement, et je pense
que la Vie me le rend grâcieusement.
Ci-joint, une petite photo de notre
petit bout, qui apporte plein de bonheur à notre famille.
Jean-Luc, un papa
heureux et comblé.
Christian,
le petit bonheur! |