| Marion:
Une fausse couche à 11 semaines de grossesse. |
Je
m'appelle Marion.
Avec mon ami, notre désir d'enfant prend le pas sur tout
le reste.
J'arrête donc la pilule en me disant que dans quelques mois nous
aurons le bonheur de voir le test positif. 15 jours plus tard miracle, le test
est positif.
Quel bonheur! Nous n'en revenons pas.
Tout cela est allé
si vite mais c'est tellement de bonheur à venir.
La grossesse se déroule
bien . Je n'ai pas de nausées mais je suis extrêmement fatiguée.
Mon corps
se transforme. C'est la vie qui s'installe en moi.
Mon ami me couvre de gentillesse,
d'amour, d'attentions adorables.
Mais le 1er Novembre notre bonheur
a basculé au cauchemar en une heure.
Je me lève normalement, je passe une
matinée tranquille mais en me plaignant tout de même un petit peu de mes reins
qui me font souffrir.
Et puis, au moment de prendre ma douche je me rends
compte que je perds du sang.
Un peu, puis beaucoup. J'ai mal.
Dans mon
corps mais aussi dans mon cur. Mon ami aussi.
Je suis à 11 semaines.
Ca n'est peut être rien. Nous voulons y croire.
Le médecin nous fait
une échographie.
C'est la première, nous n'avons jamais vu notre "bébé".
C'est magique mais en même temps très brutal: "la grossesse est interrompue!"
Cette phrase résonne dans ma tête, je me mets à pleurer en demandant pourquoi
au médecin qui me répond des choses formidables.
L'équipe médicale a été
très très bien.
Mon ami et moi nous effondrons.
Pourquoi? Qu'avons nous
fait? Et puis, je passe au bloc.
Je suis arrivée à 11.30 pensant que ça allait
s'arranger, je sors du bloc à 18.30 VIDE!!
Je me sens vide, seule.
Il
me manque cette petite chose que je "couvais" depuis 11 semaines.
Cette
épreuve a été difficile.
Mais ma famille, mes amis et surtout mon ami ont
été fantastiques.
Nous parlons beaucoup avec mon ami. Dès que nous en avons
besoin. Je n'hésite pas à en parler.
Mais une chose est sûre nous nous
tournons vers l'avenir et non plus vers le passé.
Nous allons faire un bébé.
La deuxième grossesse sera magnifique.
Il n'y a aucune raison que ça n'aille
pas. Une femme sur cinq fait une fausse couche en première grossesse.
Mais
ça va. Il faut se battre et désirer. Ne pas penser au pire.
Au contraire.
Cela fait une semaine que c'est arrivé. J'y pense beaucoup mais je ne veux pas
que cela me paralyse et m'empêche d'être heureuse.
Je tenais à vous
faire part de mon parcours.
On parle peu des FC et c'est dommage. Ca ne devrait
pas être un sujet tabou.
Marion.