Marjo
et Seb Suite: le 03/03
Bonjour, je viens enfin actualiser mes 3 messages
précédents.
Après la FIV d'Avril 2003 (échec), les médecins ont voulus nous
rencontrer pour faire le point.
Il y avait bien fécondation, puis replacement,
mais le problème venait du fait que l'œuf ne se nidait pas .
Pour cela,
j'ai du passer des exams: biopsie utérine et hystéroscopie. Tout s'est révélé
normal, àa la suite de ces exams, et ce fut un grand soulagement, pour nous.
Il a fallu attendre 2 mois après ces exams, pour que mon utérus cicatrise et nous
avons remis une FIV ICSI en route au mois de novembre.
Lors de la FIV précédente
, nous nous sommes liés d'amitié avec le couple de notre chambre d'hôpital, pour
qui la FIV avait fonctionné.. Ils ont été d'un grand soutien et sont devenus nos
amis.
Donc début novembre, je commence les piqûres décapeptyl pendant 12
jours + aspégic nourrisson tout les jours pour fluidifier le sang et bien irriguer
mon utérus et je me rends à l'hopital pour l'echo de contrôle ovaires. Mes ovaires
sont près, je suis super contente, d'habitude j'ai droit à 3 sem. de piqûres pour
les mettre au repos. Commence ensuite les piqûres de stimulation, et cette fois-ci,
j'ai du menopur.
Les follicules mettent un certain temps avant d'apparaître
et avant de devenir mâtures.
Les piqûres de stimulation durent un peu plus
de 15 jours et à la fin j'ai de super beaux et gros follicule, dont 7 ou 8 à plus
de 20 mm.
Je suis super contente et mon gynéco décide déclencher le lundi
1er déc.
Il est très optimiste par rapport au nombre et à la qualité des
follicules. La ponction se déroule alors 36 heures après le déclenchement, soit
le mercredi 3 déc.
Bonne nouvelle, 12 ovocytes ont été ponctionnés, c'est
plus que ce que nous espérions.
Nous sommes très optimiste et j'y crois très
fort.
Cette 3 ème FIV sera la bonne. Vers 16 h, nous rentrons à la maison,
je suis arrêtée jusqu'au lundi suivant. J'ai mal au ventre mais dès le lendemain,
ça va déjà mieux. Nous attendons avec impatience le coup de teléphone du vendredi.
Nous parlons déjà de demander au médecin de nous remettre 3 embryons.
Nous
voulons mettre toutes les chances de notre côté.
Vendredi 5 déc., 9h, coup
de téléphone du labo, nous avon 7 embryons dont 4 très beaux et de trsè bonne
qualité. Nous n'avons même pas besoin de demander poue le nombre d'embryons, c'est
le biologiste qui nous laisse choisir, sans dépasser 3, bien sûr.
Nous sommes
surexcités, pressés, d'arriver à l'hôpital, pour qu'enfin on me remette ces 3
beaux trésors dans mon ventre. Tout va bien et nous y croyons plus que jamais.
Arrivé àl'hopital, nous devons patienter car mon gynéco est sur un accident,
urgence oblige.
Nous attendons donc 1 heure, très impatient, de voir le moment
fatidique arriver. Entre temps je vais faire ma piqûre de HGC, j'en aurai encore
3 après le replacement, pour maintenir mon taux d'oestrogènes.
Enfin, le
GYGY arrive et c'est la boule à la gorge, mêlée à de l'excitation, une certaine
émotion et ça y est il me replace ces 3 BB dans mon ventre. Je reste allongée
40 min au lieu de 30, je me dis que c'est ça de gagné, c'est bête, mais on est
très "bête dans ces moments là.
J'ai peur de me relever, de marcher, je pense
qu'ils vont partir, tomber, je marche les jambes serrées...
Ensuite, il y
a les 14 jours d'attente interminables, durant lesquels je suis positive la première
semaine, puis je n'y crois plus lors de la deuxième semaine, car j'ai mal dans
le bas ventre, des douleurs commes les règles, une poussée d'acné, comme avant
mes règles, le bas ventre lourd et je pleur pour un rien, bref, je n'y crois plus.
Tous ces symptômes me signent le verdict d'un nouvel échec.
Et puis
les jours passent et je n'ai toujours pas mes règles. D'habitude, j'ai mes règles
à J+12 après les replacement et là rien..........je commence à y recroire secrètement,
mais je garde une réserve, je ne veux me faire de fausse joie.
Le 19 déc,
arrive et je fais ma prise de sang le matin.
Les résultats ne seront près
que vers 17h30.
C'est donc mon mari de repos ce jour là, qui va les chercher.
Moi je suis à l'école, je suis instit, pour un pot de départ. J'attends le
coup de fil de mon mari avec impatience, j'ai envie de pleurer, je me pose des
questions.
Mon portable sonne, je suis tellement paniquée, que je n'arrive
pas à décrocher à temps.
Ca resonne, il arrive., il est en bas. Je descends
dans la cour et je lui demande, il me dis regarde toi même. j'ouvre l'enveloppe
toute tremblante et là je vois : taux BHCG à279UI.
Mais il est précisé à côté
à contrôler dans 5 jours par prise de sang. je ne comprends, c'est bon ou pas???
Je demande à mon mari qui me dit que selon la laborentine, c'est ok, mais
il faut surveiler que le taux évolue bien, il doit doubler toutes les 48 h. Et
là............je fonds en larmes, mon chéri me serre dans ses bras, je ne peux
y croire, c'est bon, ça y est, je suis enceinte, après ce long calvaire de 4 ans,
moi qui commençais à me faire une raison, nous avions décidé que c'était la dernière
tentative et avions commencé les démarches adoption.
Enfin, nous allions connaître
les joies de la maternité et paternité, et nous avons réussi, enfin ils ont réussi,
les médecins ,à nous donner cet enfant, que nous désirions si fort, merci, merci
à eux.
Le 24 déc, j'ai refait le PDS de contrôle et là, c'était marqué noir
sur blanc: "grossesse en cour" ,
Ces mots je les lus et relus, cinquante
mille fois, je n'y crois toujours pas .
Maintenant ça fait 3 mois que je suis
enceinte et je ne réalise toujours pas le bonheur qui m'arrive, c'est un rêve
devenu réalité, c'est un miracle que nous croyions imposible et qui grâce à la
médecine est devenu réalité.
Bref, nous avons attendu ce moment tellement
longtemps, que nous avons du mal à nous rendre compte que c'est réel et que ça
nous arrive à nous.
Bien sûr, je suis consciente, que 4 ans d'attente sont
bien court, comparé à certains couples qui attendent 10 ans. je m'estime heureuse
et je souhaite à tous les couples qui sont dans le même désespoir que dans celui
où nous étions de s'accrocher et d'y croire encore et encore plus fort.
Je
sais comme vous toutes, que c'est facile à dire et pas à faire, mais je me souviens
de mon infirmière qui m'incitait et m'encourageait à y croire: c'est long, mais
ça finit toujours par marcher.
Il est très important d'y croire, l'optimisme
joue un rôle important" et elle avait raison.
Même si parfois, c'est trop
dur et qu'on se laisse aller, pleurer, ça fait du bien, on se vide, pour repartir
gonflée à bloc. Voilà, notre bonheur est enfin arrivé et nous sommes le couple
le plus heureux du monde.
Nous avons 3 embryons congelés que nous comptons
utiliser d'ici 2 ans pour agrandir notre famille.
Je vous embrasse toutes
très fort et vous souhaite bon courage dans ce parcours difficile.
Croyez
y et aimez-vous............................
Marjo et Seb
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