Le
récit de Sandra. Une césarienne heureuse. |
Je
suis une maman toute neuve, puisque mon bébé n'a que 15 jours, mais je voulais
faire profiter à toutes les futures maman de mon expérience.
C'était
pour moi hier, ce temps où je me posais mille et une questions sur l'accouchement,
ce temps où je me gavais de Témoignages de copines, d'articles dans les
magazines, de plusieurs avis médicaux (comme si un seul ne suffisait), de Témoignages
sur le net.
Aujourd'hui, je peux dire que tous ces efforts pour trouver
un peu de réconfort ont été vains, et je n'ai appris qu'une seule chose : mon
expérience ne pouvait pas être celle déjà vécue par une autre, parce que chaque
personne, chaque grossesse, et chaque accouchement est différent selon les mamans.
Mon bébé se présentait en siège, et après m'être préparée psychologiquement
à une césarienne, voilà qu'une radio du bassin m'apprend que je pourrais accoucher
par voie basse.
A partir de ce moment, tout devient confus.
Une future
maman a forcément l'angoisse d'un accouchement, même quand tout se présente au
mieux, mais alors dans ce cas, les questions et les doutes se multiplient.
Césarienne ou pas, péridurale, douleur, pourquoi, comment???
Au bout d'un
moment, on flippe un peu.
Ma seule consolation était de ne pas savoir le
sexe de mon bébé, et voilà ce qui me réjouissait : quoiqu'il arrive, ce sera un
moment fort, un moment de surprise.
Le jour J est arrivé trois semaines
avant terme.
Un lundi...
J'avais ressenti des contractions depuis le
matin, sans pour autant m'affoler, car je devais avoir une écho et un monitoring
dans l'après midi.
Je me disais donc que si c'était le moment, je serais
vite informée.
L'après midi, l'écho et le monitoring ne m'ont rien appris
de plus.
En effet, j'avais des contractions, mais mon col était à peine en
phase d'effacement.
La sage femme qui m'examine me propose de rentrer chez
moi, de prendre un bain chaud et de m'allonger une heure sur le côté.
Si
cela ne passe pas, je reviendrai à l'hopital. C'est chose fait à 22 heures le
jour même. Les contractions sont de plus en plus douloureuses.
Lorsque j'arrive
à l'hopital, le verdict est toujours le même. Col en voie d'effacement. On a encore
le temps, ça ne sera pas pour cette nuit.
Pourtant, après une petite injection
pour m'aider à supporter la douleur, la sage femme décide de me garder pour la
nuit.
Après une nuit blanche, je suis examinée par une gynécologue, qui m'explique
le problème : le travail n'avance pas, mon col est trop long à s'ouvrir, les contractions
sont trop douloureuses, et pourtant il faut encore attendre avant de faire une
péridurale, je commence à me fatiguer, et j'aurais besoin de toutes mes forces
pour un accouchement par voies naturelles.... Bébé est encore placé très haut
dans mon ventre...
On est en train de me préparer tout doucement à une césarienne.
Lorsque je comprend, j'arrête la gynéco : "OK pour une césarienne, j'ai pas
la force ni le courage de me lancer dans un accouchement, alors si c'est possible,
allons y..."
C'est ainsi qu'une heure plus tard, je me suis trouvée dans
le bloc opératoire, après une péridurale qui m'a bien soulâgée.
Et c'est là que mon Témoignage commence à être intéressant.
Bien
que préparée à cette idée, j'avais tout de même la trouille... de quoi, je ne
sais pas aujourd'hui, car je peux dire que tout s'est passé à merveille.
11h20, on commence l'opération.
11H35, bébé est né, c'est un garçon.
Aucune sensation, mais juste un immense bonheur. On ne peut pas se l'expliquer
car garçon ou fille, le bonheur aurait été le même, mais un immense bonheur, parce
qu'il est là ce bébé que nous attendons depuis neuf mois...
12H15, je rentre
en salle de réveil. Je suis pleinement consciente. Tout va très bien, l'équipe
médicale a été géniale.
Moi qui suis douillette au possible, trouillarde
au possible, la pire des malades qu'un médecin puisse imaginer, et bien je suis
super satisfaite de l'expérience.
On peut dire que tout s'arrête au
moment ou je rentre dans ma chambre, à 13H15.
Bébé est là, qui m'attend avec
son papa.... On est une famille, réunis tous les trois respirant le même air,
enfin....
Restent quelques jours de douleur, et une cicatrice disgracieuse,
des poils qui repoussent et qui grattent, quelques petits désagrément auxquels
on a du mal à prêter attention tellement on est attendri devant la petite frimousse
qu'on a imaginé tant de fois, qu'on a rêvé si souvent.
Il est là, et plus
rien ne compte désormais, et tous ces petits tracas sont oubliés quand après son
biberon il s'endors dans mes bras.
Il a l'air tellement bien contre moi,
et je suis tellement bien quand je sens son petit cur qui bat contre le
mien que je n'ai plus aucun doute : je suis la plus heureuse des mamans...
Sandra, de Normandie